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Le Centre Multimédia Communautaire de Waoundé Version imprimable Suggérer par mail

Image Le Centre Multimédia Communautaire Jikké (CMC) a un rôle important dans Waoundé que beaucoup de gens ignorent. En effet, le CMC, depuis son implantation à Waoundé, lutte sans relâche contre la fracture numérique. Le gérant du CMC, Mamadou Balla, explique que c'est le seul lieu dans Waoundé et dans les environs où le prix de la photocopie est de 50 FCFA la page. Des gens viennent même des villages voisins, quand ils ont beaucoup de photocopies à faire. Le responsable a formé des centaines de personnes à l'informatique, à l'initiation à l'internet. Le CMC fait aussi des tirages de documents, du traitement de texte, des reliures, des faxes, etc. Beaucoup de personnes viennent aussi se connecter à Internet au CMC car, tout le monde n'a pas l'internet chez soi.

Depuis que l'ADSL est arrivé à Waoundé, cela a été une bouffée d'oxygène pour eux , car, les connexions à Internet sont désormais plus rapides. Néanmoins, le CMC a toujours besoin de machines beaucoup plus puissantes. Le gérant en appelle donc à la bonne volonté des ressortissants waoundankos de la diaspora.

Ecoutez l'interview exclusive que le gérant du CMC a accordée à Waounde.com :

 

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Waoundé: l'argent des émigrés (Reportage du journal l'Alsace à Waoundé) Version imprimable Suggérer par mail
La BMW (Boulangerie Moderne de Waoundé) : un des projets collectifs financés par les émigrés.Des enfants de tirailleurs sénégalais, qui ont contribué à la libération de l’Alsace, voudraient conclure un jumelage avec une commune française pour réaliser un projet d’irrigation à Waoundé, au bord du fleuve Sénégal. Objectif : assurer l’autosuffisance alimentaire pour mettre un frein à l’émigration.
 
C’est jour de grande affluence à la poste de Waoundé, comme chaque lundi en début de mois quand arrive la « manne ». L’argent des émigrés fait vivre ce bourg de 12 800 habitants, situé à 700 km à l’est de la capitale Dakar, au bord du fleuve Sénégal. Nous sommes en pays Soninké, une des premières ethnies d’Afrique de l’ouest à avoir émigré en Europe. Cette petite Poste, qui ne paie pas de mine, distribue chaque mois les 100 millions de francs CFA (150 000 euros) envoyés par le millier d’émigrés de Waoundé installés en Europe, dont 800 en France. L’argent transite par la Western Union, la banque américaine spécialisée dans le transfert de fonds (moyennant une forte commission) dont l’enseigne en lettres jaune or est omniprésente en Afrique.

« On se prive pour pouvoir envoyer 100 à 150 euros chaque mois », confie Mohamadou Diakité, 27 ans. Ce petit-fils de tirailleur sénégalais, à la double nationalité, a travaillé plusieurs années sur les chaînes de montage des usines Peugeot de Mulhouse et Sochaux. Il est revenu au pays pour deux mois, puis retournera en Alsace à la recherche d’un contrat d’intérimaire.

Sans les émigrés, rien n’aurait été construit

L’argent qui rentre au pays permet de payer le riz, importé de Thaïlande et du Vietnam (30 euros le sac de 50 kg), un mouton pour les fêtes, les médicaments, les habits et l’entretien de la famille nombreuse. À la « manne » des émigrés s’ajoutent les pensions des retraités, pour la plupart d’anciens manœuvres dans le marine marchande française basés à Marseille ou au Havre. C’est le cas d’Abdou, 71 ans, qui vit une retraite paisible à Waoundé grâce à une pension de 350 000 francs CFA (813 euros). Il gagne trois fois plus qu’un instituteur qui n’a pas les moyens de s’offrir, comme lui, une belle mobylette bleue presque neuve.

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